Les symptômes du ménière 


C’est en excluant les autres causes de vertiges centraux et périphériques (surtout le neurinome) liés à l’oreille interne que l’on peut définir la maladie de Ménière. Il s’agit d’une maladie de l’oreille interne caractérisée par trois grands symptômes :

  • Vertiges (accompagnés ou non de vomissements ou de nausées),
  • Bourdonnements d’oreille (ou acouphènes) unilatéraux accompagnés souvent par des sensations de plénitude auriculaire,
  • Surdité (ou hypoacousie et même hyperacousie) uni ou bilatérale.

Les symptômes peuvent ne pas apparaître tous en même temps.

1° Les crises vertigineuses sont les symptômes majeurs de la maladie
Elles sont propres à chaque personne mais en voici quelques exemples assez caractérisés :
Elles surviennent à toute heure, en pleine nuit, réveillant la personne ou à l’occasion de stress, de fatigue importante. Elles sont précédées dans la plupart des cas de signes prémonitoires auditifs isolés ou associés souvent unilatéraux : apparition ou modification des acouphènes, hypoacousie (perte d’audition unilatérale), hyperacousie, sensation de plénitude ou de pression dans l’oreille.
Ces signes permettent à la personne qui a déjà eu des crises de prendre des mesures de sécurité : stopper son véhicule, s’asseoir, s’allonger, se mettre au calme… Puis survient le grand vertige rotatoire qui s’accompagne souvent de signes neuro-végétatifs : nausées, sueurs, vomissements, diarhée, céphalées… qui font croire à l’entourage que la personne est en état d’ébriété. Cela peut durer quelques heures (rarement au-delà de 24h) et qui, une fois la crise passée, laisse la personne épuisée. Dans les jours qui suivent soit tout redevient dans l’ordre soit la personne souffre d’asthénie et/ou d’instabilité.
Leurs fréquences et leurs intensités sont très variables d’une personne à l’autre et même varient chez une même personne dans le temps. Certaine personnes gardent de l’instabilité à la marche, d’autres pas entre les crises.

2° Les acouphènes
L’ « intérêt » des acouphènes ou bourdonnements d’oreille dans le cas de Ménière est double :
Ils constituent très souvent un signe annonciateur pour le patient de l’imminence d’une crise.
Ils permettent de localiser le côté atteint.
Quand les acouphènes deviennent, au bout d’un certain temps, la souffrance première et les vertiges en second plan la guérison temporaire et/ou définitive est proche.

3° La surdité
La surdité est constante durant la crise. Elle a, comme les acouphènes, une valeur localisatrice et diagnostique.
Au début de l’évolution l’hypoacousie (à ne pas confondre avec la presbyacousie) présente des fluctuations (surtout pour les fréquences basses) avec retour à la normale en quelques heures ou jours. Au cours de l’évolution la surdité s’accentue, perd ses fluctuations et peuvent s’accompagner d’atteinte de la discrimination, intolérance aux sons forts (hyperacousie) distorsion sonores et se bilatéralise dans 30% des cas quand la maladie devient bilatérale.

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