La PFF est arrivée de Nouvelle-Calédonie et s’est installée sur Tahiti sans doute entre 1990 et 1995. Elle n’a été détectée officiellement qu’en juillet 2004, ce qui n’a été rendu public qu’en octobre 2004. Depuis son arrivée elle a eu beaucoup de temps pour polluer de nombreux endroits. Les résultats de notre travail le prouvent clairement. La situation n’est néanmoins pas encore perdue car toutes les colonies trouvées jusqu’à présent ont chacune une taille telle qu’il est encore financièrement possible de les traiter. (plus c’est grand et plus c’est cher) La taille de chacune d’elle augmente en permanence et il existe certainement des infestations naissantes encore inconnues.
Nous demandons donc à la population de rester mobilisée en nous contactant au moindre doute. L’action du SDR de la saison sèche 2005 a figé l’explosion : Cette action a bloqué pendant un an toutes les colonies connues dans leur expansion et les a très sérieusement endommagées. Aujourd’hui, comme il ne s’est rien passé pendant la saison sèche 2006, leur marche a repris.
Aussi, la Direction de l’Environnement, conjointement avec des sociétés privées et Fenua Animalia, repris la lutte et a entrepris des opérations de test durant le mois de décembre 2006. Ainsi, 5 colonies ont reçu un traitement chimique sur leurs parties non privatives. Ces tests ont pour objet d’évaluer différents produits et différents protocoles de traitement. Leurs résultats sont en cours d’évaluation.
Dans le même temps, les opérations de recherche des colonies non encore repérées et l’établissement des frontières des colonies récemment découvertes se poursuit. Nous avons ainsi précisé les contours des colonies situées au Pic Vert (Papeete) et Souky (Faa’a). Les recherches de colonies encore non prises en compte se fait essentiellement sur les témoignages de la population.
Un traitement de toutes les parties publiques des colonies connues est en cours d’organisation pour le tout début de la saison sèche, avec l’aide de l’armée. Un autre devrait suivre trois mois plus tard. Ceci n’est absolument pas suffisant pour les éradiquer aux endroits repérés. Seule la constance et l’obstination pourront peut-être nous sauver à condition que tout le monde reste attentif et réagisse à la moindre alerte et en joignant ses efforts avec ceux de l’Environnement pour être le plus synchrone possible dans les attaques.
Depuis notre premier appel à la population, nous avons été amenés à vérifier plus d’une quinzaine de suspicions et il nous en reste encore autant à examiner. Ceci correspond à une grosse trentaine d’appels. Ce n’est pas assez si nous voulons réellement sauver le pays avant que ce soit devenu impossible. Il est donc capital de nous signaler toute invasion de fourmis vous semblant suspectes :
Rappels :
Nous préférons de très loin nous déplacer pour vérifier qu’il ne s’agit pas de la PFF plutôt que l’inverse ;
Il n’y a aucune honte à se faire contaminer sans le savoir, par contre ne pas nous le signaler une fois qu’on s’en est aperçu est sanctionné par la loi, depuis le 15 novembre 2006 ;
Plus on tarde à nous le dire, plus l’infection s’étend et plus la vie devient difficile pour tous ceux touchés.